La rencontre de deux familles…
Dans un premier temps, des amis de Lucile et membres d’anciennes fraternités auxquelles elle a appartenu entre son départ de la famille et son entrée dans l’Institut, ont partagé des témoignages profonds, rendant hommage à son engagement et à son cheminement spirituel.
Ensuite, l’Institut a symboliquement demandé la main de Lucile à ses parents, reconnaissant le don qu’ils ont fait en l’accompagnant sur son chemin de consécration.
Il s’en est suivi un échange émouvant entre Lucile, l’Institut et la famille, pour confirmer le choix de Lucile, et l’accompagner dans cette nouvelle profession perpétuelle.
Lucile a ainsi livré un témoignage de son cheminement vocationnel, des premiers signes de son appel jusqu’à ce pas définitif qu’elle s’apprêtait à vivre au sein de l’Institut.
Comme le veut la tradition française, Lucile a ensuite revêtu une robe blanche, symbole de ses épousailles avec le Christ.
La remise du trousseau, une tradition française.
En France, la tradition du trousseau de mariage remonte à plusieurs siècles. Il s’agissait d’un ensemble de biens rassemblés par la famille de la future mariée pour l’aider à s’installer dans son nouveau foyer. Ce trousseau comprenait généralement du linge de maison (draps, nappes, serviettes brodées), des vêtements, des objets précieux… tout le nécessaire pour sa vie d’épouse.
Dans le cadre de la veillée inculturée de Lucile , la remise du trousseau a pris une dimension spirituelle forte : sa famille a offert à l’Institut un « trousseau » composé d’objets utiles à notre mission, en particulier notre vie de prière. Ce geste, inspiré de la tradition française, représentait à la fois l’accompagnement de la famille dans le choix de vie de Lucile et leur offrande à l’Église.
Comme le veut également la tradition française, le papa de Lucile a ainsi conclu cette remise du trousseau par un discours émouvant, retraçant le parcours de Lucile depuis son enfance et partageant la manière dont la famille a cheminé avec elle dans ce choix de vie qui les impliquait aussi profondément.
En remerciement pour leur accueil enthousiaste et leur engagement pour la vocation de leur fille, l’Institut a offert aux parents de Lucile un cadeau symbolique pour accompagner leur prière familiale.
Une délégation des « amis de Zébédée », c’est-à-dire les parents des autres membres de NDI, ont manifesté chaleureusement leur accueil de la vocation de Lucile. Leur chant et leurs pas de danse, au son du tamtam, a amené une belle dimension interculturelle à cette veillée. Cette délégation des amis de Zébédée était conduite par la maman de Narcisse, premier frère NDI, qui est parti rejoindre la maison du Père il y a une dizaine d’années, et dont le départ au Ciel avait coïncidé avec le début du cheminement de Lucile au sein de NDI.
Les prémices des voeux perpétuels/du don total
Après la Liturgie de la Parole suivie d’un dialogue entre le père Edouard Adè et la future professe, une procession aux flambeaux a eu lieu vers l’église Sainte-Thérèse où les vœux seraient prononcés le lendemain matin.
Arrivés à l’église, le « cortège nuptial » s’est avancée au milieu de l’allée principale éclairée par les flambeaux : les membres de l’Institut portant la nappe d’autel et la bougie de consécration, suivis de la famille de Lucile.
Enfin, vêtue d’une robe blanche, Lucile est entrée la dernière dans l’église, au bras de son père, sur les paroles et la musique du Cantique des cantiques. Arrivés devant le chœur, les parents de Lucile ont remis la main de leur fille dans celle de, Catherine, la Modératrice de l’Institut, signifiant ainsi leur acceptation du choix de leur fille et son offrande à l’Église.
La nappe d’autel, brodée spécialement pour l’occasion avec le logo de l’Institut, a été déployée devant Lucile qui a pris un chant à son futur Epoux. Avec Catherine, elle a ensuite vêtu l’autel de la nappe, symbolisant ainsi la vêture de l’Epoux pour la noce.
La veillée inculturée au sein de notre Institut, est une symbolique forte imprégnée de la richesse des traditions et du sens profond de la consécration. Cette veillée a permis à chacun et chacune de communier à la joie de Lucile pour cet engagement total, scellé dans l’amour du Christ.
Cette veillée a marqué une belle entrée dans la célébration des vœux perpétuels qui a suivi le lendemain matin 4 janvier.
La veillée inculturée en images.